Quand l’exécutif ment : ces «fake news» marquantes de la Macronie

Depuis son arrivée au pouvoir en 2017, l’entourage d’Emmanuel Macron a été plusieurs fois montré du doigt pour diffusion de fausses nouvelles, comme dernièrement avec l’intrusion dans les locaux de l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière. Petit florilège.

Emmanuel Macron a fait de la guerre contre les fausses informations un véritable cheval de bataille. Le gouvernement a même fait voter en décembre 2018 une loi relative à la manipulation de l’information. Or, depuis sa prise de fonction, le président de la République et ses ministres les ont accumulées. Retour sur les cinq plus grosses fake news véhiculées par le pouvoir exécutif.

L’intrusion dans la Pitié Salpêtrière le 1er mai

Le 1er mai en fin d’après-midi, alors que se déroulent dans la capitale des manifestations à l’occasion de la fête du Travail, quelques dizaines de manifestants pénètrent dans l’enceinte de l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière dans le 13e arrondissement de Paris. «Ici, à la Pitié-Salpêtrière, on a attaqué un hôpital», réagit immédiatement Christophe Castaner.

Lors d’une conférence de presse, donnée le soir même dans l’enceinte de l’établissement, le ministre de l’Intérieur affirme : «Les gens ont attaqué un hôpital, des infirmières ont dû préserver le service de réanimation, nos forces de l’ordre sont immédiatement intervenues pour sauver le service de réanimation.» Le directeur général de l’AP-HP, Martin Hirsch abonde sur Twitter : «Plein soutien aux équipes de la Pitié-Salpêtrière qui ont fait face à une bande de manifestants/casseurs dans une tentative d’intrusion violente dans le service de réanimation chirurgicale! Et qui ont empêché la mise en danger de patients. Merci à la police. [Une] plainte de l’AP-HP sera déposée.»


Or, les premières vidéos de l’incident montrent un tout autre scénario. Les personnes présentes dans l’enceinte cherchaient visiblement à fuir les policiers.

Опубликовано Nejeh Ben Farhat Четверг, 2 мая 2019 г.

De plus, le personnel hospitalier, interviewé par BFMTV rappelle que les faits se «sont passés dans le calme» et sans «débordements» ni «intrusion», précisant que «l’équipe n’[était] pas du tout choquée».

Suite à ces révélations, de nombreuses voix s’élèvent pour demander la démission de Christophe Castaner.

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