Les Italiens ont compris que les clandestins africains leur font la guerre

Les peuples d’Italie ont, comme d’autres peuples d’Europe, de plus en plus le sentiment d’être attaqués sur leurs propres territoires par une civilisation étrangère. Ils ont aussi l’impression de plus en plus forte d’être trahis par l’Union européenne qui tente d’imposer la capitulation, voire la collaboration, au gouvernement italien, après avoir très bruyamment tenté d’imposer un gouvernement différent de celui choisi par les Italiens à travers le processus électoral démocratique constitutionnel.




Dans la mesure des limitations de souveraineté acceptées par l’Italie dans le cadre de l’Union européenne, le gouvernement tente parfois de faire respecter les lois encore validement votées par le parlement élu, par exemple en matière d’immigration et de contrôle des frontières. Certes les gouvernements allemand et français ont très lourdement (notamment vis-à-vis de la Hongrie) exigé la suspension de l’application des accords de Schengen et de Dublin, dans la foulée de la fameuse invitation lancée à l’Asie par Angela Merkel et François Hollande le 24 août 2015 (exposée dans la huitième plaie). Il ont été largement soutenus par la Commission européenne dans cette politique non écrite et contraire au droit international. Mais, à ce jour, les accords de Schengen et de Dublin, qui sont des traités internationaux contraignants, n’ont pas été dénoncés par ces États qui préfèrent jouer l’intimidation verbale et brandir la menace de renversements politiques, aussi ces instruments de droit international sont toujours valides et l’Italie a le droit et même le devoir de les respecter et de les appliquer.

Des trafiquants d’humains (pas exclusivement négriers), après avoir chargé leurs cargaisons dans les eaux territoriales de Tripolitaine et Cyrénaïque sur rendez-vous pré-arrangés sans même simulation de naufrage, violent effrontément, en dépit des sommations, les frontières maritimes de l’Italie (et de Malte), et abordent illégalement dans ses ports pour débarquer, clandestinement ou publiquement, des intrus illégaux. Récemment le capitaine de l’un de ces navires, arrêté à son débarquement puis présenté à la justice locale, a appelé la Commission européenne à son aide pour restreindre la souveraineté de l’Italie sur ses frontières. Membre d’une organisation crypto-gouvernementale connue pour ses appels à la violation massive des frontières et du droit migratoire, cette personne incarne désormais, aux yeux des Italiens, l’agression invasive.


Aujourd’hui beaucoup d’Italiens, les journalistes s’en font l’écho, pensent qu’une guerre hybride a effectivement été déclenchée contre leur pays, et demandent que leur gouvernement en prenne conscience et réagisse en conséquence. Certains pensent même que la pression exercée dans les ports italiens par des figures ayant un fort pouvoir médiatique (comme Carola Rackete) a pour but la saisine de la justice italienne afin de créer des difficultés entre celle-ci et le gouvernement, pouvant déboucher soit sur une crise politique interne soit sur une intervention politique ou subversive uniopéenne.

Effectivement une guerre a non seulement été déclenchée, mais reconnue par le Conseil de sécurité de l’Onu, qui a autorisé les pays attaqués à riposter par la force militaire. Tel est le contenu explicite de la résolution 2240 prise par le Conseil de sécurité le 9 octobre 2015, par quatorze voix pour et une abstention. Elle a été prise en vertu du chapitre VII de la Charte des Nations unies, en réponse à un cas « de menace contre la paix, de rupture de la paix et d’acte d’agression« , et autorise l’usage de la force armée. Compte tenu des maigres capacités maltaises, l’Italie est le premier pays concerné par cette résolution, qui ne s’adressait pas à la Grèce pourtant alors agressée par la Turquie. Comme on l’écrivait le 30 avril 2017 (http://stratediplo.blogspot.com/2017/04/invasion-de-litalie.html), cette résolution ne nomme aucun sujet de droit international comme coupable de cette agression mais elle désigne clairement les passeurs comme agents d’une puissance ennemie qui a rompu la paix et agressé l’Italie principalement, et Malte accessoirement, justifiant donc une riposte militaire contre ces agents sur le terrain, en l’occurrence en mer.


Le gouvernement italien doit s’y référer. Stratediplo a déjà consacré sept pages à cette résolution, dans la huitième plaie (www.lulu.com/content/livre-à-couverture-souple/la-huitième-plaie/18190832).

Stratediplo

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