Le rappeur Booba s’en prend violemment à la journaliste Zineb El Rhazoui

D’une manière ou d’une autre, Booba veut la peau de Zineb El Rhazoui. Cette fois, le combat est bel et bien engagé entre, d’un côté de la barricade, l’islam et le politiquement correct, et de l’autre, la liberté et la vérité.

Booba, spécialiste français des clashes, a décidé de se faire Zineb. Et comment veut-il s’y prendre? Comme une racaille: en convoquant sa meute via Instagram, et en donnant l’ordre de mordre.

“Punissons-la!”, lance-t-il sur Twitter. C’est pas de l’incitation à la haine et à la violence, voire au lynchage et au meurtre, ça? Dans le contexte, c’est pas de la barbarie? Et sachant que Zineb est en permanence dangereusement menacée, c’est pas du sadisme?

Il la traite de “suceuse d’empereurs romains”. Il appelle également à “pourrir la vie” de “cette grosse merde puante”. Et nous vous avons gardé le pire pour la fin: Booba lance les hashtags #punissonsla , #protectzeracaille et #niquetamèreparlecul.

Malgré l’horreur des deux autres, le pire de ces trois slogans est peut-être “protect the racaille”. Car, là, on entre en terrain mafieux. Pour protéger des criminels, il faut faire taire, et pour de bon, une journaliste. Booba fait le pas de trop. Il traverse la frontière qui sépare le rappeur vulgaire du malfaiteur assumé. Il met un contrat sur Zineb.

Booba ne sait probablement pas quelle définition la civilisation occidentale a de l’honneur. Il ne peut donc pas comprendre qu’en invitant d’innombrables d’hommes à se venger contre une femme, il vient de se déshonorer.

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