Le pompier qui a insulté Emmanuel Macron, est suspendu

La notification de cette suspension par sa hiérarchie lui a été donnée ce mardi. Une mesure disciplinaire provisoire, dans l’attente que le tribunal administratif statue sur une éventuelle révocation.

Le couperet est tombé. Une semaine jour pour jour après la manifestation du 15 octobre à Paris, où il avait été filmé en train d’insulter Emmanuel Macron, le pompier de l’Essonne Nicolas B. est suspendu.

Il a appris la décision de sa hiérarchie ce mardi matin par un courrier reçu à son domicile, au sein de la caserne de Corbeil-Essonnes. La suspension, mesure interne provisoire en attendant le jugement devant le tribunal de Versailles, peut durer jusqu’à quatre mois maximum.


«Je l’ai su par le facteur»

« Je ne suis pas vraiment surpris, je m’y attendais suite à mon entretien avec mon chef de groupement, nous confie Nicolas B, que nous avons pu joindre par téléphone. Je l’ai su par le facteur, je n’ai pas eu de coup de fil. Toutes les informations que j’ai reçues viennent de mes collègues. Je n’ai pas de lien direct avec le Sdis. » Il comparaîtra prochainement devant le tribunal administratif de Versailles, où sera décidée son éventuelle révocation.

Conséquence directe de la mesure disciplinaire provisoire, le père de famille de 39 ans anticipe une perte sèche d’environ 900 euros sur son salaire. Il estime qu’il ne touchera plus que « 1000 euros net par mois », déduction faite de ses primes.

Dans une lettre ouverte adressée au président de la République Emmanuel Macron en date du lundi 21 octobre, les avocates de Nicolas en appelaient à la clémence du chef de l’État : « Nous le savons, c’est de vous que viendront les ordres sur le niveau de sanction à appliquer pour les propos qu’il a tenus », avaient notamment écrit M e Valentine Rebérioux et M e Louise Bouchain.

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