Attentat de la préfecture : l’imam radicalisé de Gonesse est toujours en poste

Le contrat de rupture conventionnelle entre le salafiste et la mosquée n’a jamais été signé.

Plus de trois semaines après l’attentat de la préfecture de police de Paris, l’imam de Gonesse, soupçonné d’avoir radicalisé le tueur, officie toujours à la mosquée, rapporte Le Journal du Dimanche.

Fiché S, obligation de quitter le territoire…

Pourtant, le cabinet du maire de la ville, Jean-Pierre Blazy, l’avait assuré au JDD le 11 octobre dernier : le deuxième imam de la mosquée de Gonesse, Ahmed Hilali, ne devait « plus mettre les pieds » au sein de l’édifice religieux, fréquenté par le terroriste de la préfecture, Mickaël Harpon. Arrivé en France en 2014, salafiste, fiché S, l’imam avait déjà fait l’objet d’une obligation de quitter le territoire en décembre 2015. Son autorisation de séjour avait néanmoins été renouvelée il y a quelques mois. Peu après l’attentat de la préfecture, Ahmed Hilali avait conclu une rupture conventionnelle avec l’association des musulmans locale. Sauf que, selon le JDD, la rupture n’a en fait jamais été signée. Vendredi 26 octobre au soir, l’imam était toujours présent.




« Pour ne prendre aucun risque sur la nature des discours qui pourraient être tenus dans la salle de prière et pour apaiser le climat délétère qui règne à l’encontre de la communauté musulmane de Gonesse, l’association musulmane de Gonesse a négocié avec Monsieur Ahmed Hilali avec qui elle est liée par un contrat de travail une rupture conventionnelle », avait pourtant bien annoncé la mairie de Gonesse le 11 octobre dernier, certifiant que le religieux n’assurerait plus les prières quotidiennes.

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