Annie Sugier a raison : ne laissez pas le prosélytisme islamique polluer les JO de Paris

Dans un manifeste publié par Le Monde du 4 et5 août 2019 sous le titre « Les JO de Paris se doivent d’être exemplaires en matière de laïcité », Annie Sugier, l’auteur de cette déclaration et les cosignataires mettent en garde les pouvoirs publics et les dirigeants sportifs de « l’interférence du religieux dans le sport, et notamment pour les Jeux olympiques de Paris en 2024.




Cet événement mondial hypermédiatisé et regardé par plus de 3,5 milliards de personnes suscite la convoitise des pays islamiques obscurantistes comme l’Iran, l’Arabie saoudite, le Qatar. Les JO peuvent être un terrain quasi gratuit pour le prosélytisme islamique. La visibilité de cette « religion » est, en quelque sorte, son sixième pilier. Pourquoi se priver de cette visibilité aux JO au prix de quelques frictions avec le Comité olympique et l’État organisateur, la France, qui est un État laïc ? Les pays islamiques comptent sur la pression qu’exerce le multiculturalisme.

Annie Sugier, présidente de la Ligue du droit international des femmes, a publié en 2018 (éd. Chryséis), avec Linda Weil-Curiel et Gérard Biard, un ouvrage sur ce sujet : « Comment l’islamisme a perverti l’olympisme ». Elle plaide contre l’immixtion du religieux dans le sport en général. Cette immixtion, on le sait, est déjà présente hélas, sur les terrains de football et dans les clubs sportifs. Le sport est en effet un moyen commode et gratuit pour radicaliser les jeunes enfants.

Dans une action de commando, des femmes voilées de pied en cap ou en burkini, poussées par l’islam politique, et affichant le slogan de « la désobéissance civile », se sont introduites le 30 juin 2019 dans une piscine, à Grenoble, réclamant leur droit de se baigner dans un vêtement halal et religieusement compatible. Par cette action, elles se discriminent elles-mêmes et discriminent celles qui se baignent dans la tenue habituelle de ce sport qui est une tenue fonctionnelle et hygiénique, valable pour tous, sans distinction.

Le maire de Grenoble s’est tourné vers le président de la République pour qu’il prenne position et engage l’État dans cette querelle afin de faire « de la piscine comme de l’école un sanctuaire protégé du religieux ».


Le ministère des Sports avait indiqué les limites, pour lui, de la laïcité dans son guide Laïcité et fait religieux dans le champ du sport : « L’ambition de ce guide est de démontrer qu’expression du fait religieux et laïcité ne sont pas, en soi, incompatibles dans le champ du sport ». Cela ne signifie-t-il pas sa démission face à l’obscurantisme islamique ? Un comportement social est-il une obligation religieuse ou pas ? Allons-nous compter sur l’interprétation erronée des fondamentalistes ? Même le voile n’est pas une obligation coranique. A fortiori le burkini ou les vêtements sportifs recouvrant totalement le corps féminin. D’ailleurs pourquoi les hommes musulmans, les enfants ne couvraient-ils pas complètement leur corps ?

Autre recul ostentatoire gauchiste : celui de la Ligue de l’enseignement, censée défendre la laïcité et qui laisse aux pratiques religieuses le pouvoir de s’exprimer : « Notre société est durablement multiculturelle. Les revendications identitaires ou les pratiques religieuses doivent pouvoir légitimement s’exprimer sur la place publique sans contrainte ni suspicion, aux seules conditions précisées pour l’espace public. » Mais qui définit qu’un comportement social est religieux ou ne l’est pas ? Les tenants de la doxa religieuse doivent-ils seuls imposer leurs interprétations et seuls imposer leurs directives ? Va-t-on autoriser un Sikh à courir les 100 mètres avec son turban, va-t-on autoriser un juif nager avec sa kippa ?

L’islam considère la laïcité comme un athéisme. Il interprète la laïcité « à la française » comme une indifférence de l’État face au fait religieux. Partant de ce concept, l’islam enfonce le clou et tente par tous les moyens de se frayer un chemin pour asseoir la charia dans notre société, comptant sur la neutralité présumée de l’État. L’islam se fait aider par les mous d’une frange de la société, par le pouvoir et par les médias qui aplanissent la voie vers une islamisation sans même la baliser.




En 2017, lors de l’émergence de la polémique du burkini sur les plages de Corse et de la Côte d’Azur, nous avons tenu, à Riposte Laïque, un discours ferme sur ce sujet. L’islam saisi toute occasion pour tester la résistance des États et des organisations nationales (et internationales) et pour s’implanter comme un acteur majeur dans ces sociétés. En imposant dans les manifestations sportives internationales le port de vêtements dits « religieux », l’islam brandirait l’étendard de l’islamo-islamisme sur le corps de femmes manipulées.

Les États et les sociétés libérales qui affrontent les exigences de l’islam aux dépens de la liberté de la femme doivent prendre en compte ce que ces islamo-islamistes ont dans la tête : ils veulent entrer en force dans nos sociétés libérales et les sipplanter. Oublier ce fait, c’est se laisser aller vers des compromissions catastrophiques et irréversibles pour nos libertés. Sans aucun frais.

Cependant, la courageuse déclaration d’Annie Sugier et de ses cosignataires est restée dans le politiquement correct. Elle n’est pas allée au fond du problème. Elle ne focalise pas son attaque sur l’islam qui fait le forcing face à l’État français et au Comité olympique. Aucune autre religion n’a jamais exigé quoi que ce soit.


Respecter l’olympisme voulu par Pierre de Coubertin en 1894 comme « une philosophie de vie, exaltant et combinant en un ensemble équilibré les qualités du corps et la volonté de l’esprit » a un prix. Si ces JO de 2024 sont boycottés par les États islamiques, c’est le prix à payer pour honorer l’idéal olympique.

Ne gâchez pas la fête, ne polluez pas les JO de Paris 2024.

www.ripostelaique.com

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